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Comment faciliter l'acquisition d'une langue étrangère?


Pour mieux comprendre les fondements de la psychodramaturgie, il peut être utile de lire tout d'abord la description de certaines phases de son déroulement.



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L'orientation fondamentale de la psychodramaturgie : une Pédagogie de l'Être


"J'appartiens à ce parti d'opposition qu'on appelle la vie."
Honoré de Balzac


Dès la fin des années soixante-dix, Bernard et Marie Dufeu développent une approche des langues étrangères qui relève d’une Pédagogie de l’Être, c'est-à-dire une pédagogie orientée vers les participants et le groupe en présence (cf. Dufeu, 1982). Être orienté vers les participants et le groupe signifie qu’on ne décide pas pour eux de ce qu'ils doivent dire ou apprendre.
Cette pédagogie se distingue fondamentalement dans sa relation aux participants, dans sa conception de l'apprentissage et dans ses processus d'une Pédagogie de l'Avoir, centrée essentiellement sur la transmission de contenus et la réalisation d'objectifs déterminés à l'avance et en l'absence du groupe. La Pédagogie de l’Avoir est souvent caractérisée par l'utilisation d'un manuel dont les contenus ont été établis par des personnes étrangères au groupe (lecteurs de maisons d’éditions, auteurs de manuels…) en fonction de critères extérieurs au groupe en présence. L'utilisation d'un manuel ne conduit pas seulement à la détermination d'une grande partie des contenus linguistiques utilisés par les apprenants, elle a également une influence sur l'apprentissage et sur le mode de communication et de relation dans le groupe.


L'avoir est subordonné à l'être.


En Psychodramaturgie l'avoir est subordonné à l'être et le savoir est subordonné à la connaissance.
En effet, les participants acquièrent une connaissance de la langue en la vivant directement dans la relation avec soi, avec les autres et avec l'environnement. Ils complètent et renforcent cette connaissance par un savoir sur la langue et la culture lorsque celui-ci s'avère nécessaire ou présente un intérêt linguistique ou culturel.


Le tableau ci-dessous présente, de façon schématique, la différence de conception entre une pédagogie de l'avoir centrée sur la transmission de contenus et d'un savoir (approche conventionnelle) et une pédagogie de l'être orientée vers l'acquisition d'une connaissance (approche relationnelle):


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Une pédagogie qui considère l'apprentissage et la vie comme une unité.


On veut les préparer à être alors qu'ils SONT!


La pédagogie ne prépare pas seulement à la vie, elle est vie. Cette vie s'exprime sur un plan réel ou imaginaire, de manière directe ou symbolique. L’apprentissage ne prépare pas seulement à la maîtrise de situations de communications dans le futur, il englobe en premier la vie des participants et du groupe dans le présent. Il n'y a pas dissociation entre vie et pédagogie, l'acte pédagogique est un acte de vie, la vie n'est pas mise entre parenthèses dans l'apprentissage. Vie et pédagogie forment une unité: la vie est un continuel processus d'apprentissage et l'apprentissage un acte de vie.


Une pédagogie qui tient compte du double niveau de l'apprentissage


L’apprentissage de la langue étrangère se situe dans un contexte global d’évolution de l’individu auquel il participe de manière positive ou négative. Il contribue non seulement à l’acquisition de connaissances linguistiques et culturelles (objectifs de surface), mais aussi au développement d’attitudes, d’aptitudes et de comportements (objectifs profonds) qui facilitent l’acquisition de la langue étrangère et qui participent par là même au développement de l'individu dans son ensemble (cf. schéma ci-dessous).


L'acte d'apprentissage participe directement
au développement de celui qui en est le sujet.


L'apprentissage de la langue étrangère participe au processus d'individuation du participant considéré comme un être en devenir, comme un individu en continuelle évolution. Il remplit sa fonction éducative au sens de ex-ducere : "conduire hors de". Il permet au participant à travers les exercices proposés, d'être soi et parfois même d'être soi autrement et donc d'élargir ses possibilités d'être. Il contribue à l'accroissement de sa spontanéité et de sa créativité (cf. J.- L. Moreno : Fondements de la sociométrie, 1954), au renforcement de sa confiance en lui-même, ainsi qu'au développement d'attitudes, d'aptitudes, de comportements qui facilitent l'apprentissage d'une langue étrangère. Il participe en particulier au développement de deux capacités fondamentales en communication : la réceptivité et la capacité d'expression.
L'acte d'apprentissage ne peut être dissocié du développement de celui qui en est le sujet, car en élargissant ses aptitudes et attitudes, il contribue à son évolution personnelle.

Les activités utilisées pour développer ces attitudes, aptitudes et comportements favorisent en même temps l'expression des participants et la communication entre eux. Elles contribuent non seulement à développer les fondements de l'apprentissage, mais elles participent directement à cet apprentissage.

Nous avons résumé cette double dimension de l'apprentissage dans le schéma suivant :


Conception de l'apprentissage en Psychodramaturgie



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Observations sur le schéma ci-dessus :


L’enseignement conventionnel se concentre essentiellement sur des objectifs linguistiques et culturels (objectifs de surface représentés dans la partie supérieure du schéma).

La Psychodramaturgie, pour atteindre ces objectifs, se situe sur un plan plus profond, elle accorde une place fondamentale au développement des objectifs comportementaux, c’est-à-dire des attitudes, aptitudes et comportements qui facilitent l’apprentissage d’une langue étrangère (objectifs profonds représentés dans la partie inférieure du schéma). Les personnes considérées comme douées pour les langues disposent de ces attitudes, aptitudes et comportements, il est donc utile de les intégrer dans l’apprentissage des langues étrangères.

En développant ces facultés à travers des exercices qui favorisent en même temps l’expression des participants et la communication entre les membres du groupe, les participants acquièrent la langue et atteignent d'autant mieux les objectifs linguistiques que la langue est portée par ceux qui l'utilisent. L'avoir (ici les contenus linguistiques et inter/culturels) s'intègre d'autant mieux qu'il est en résonance avec l'être.


Pourquoi la "Psychodramaturgie Linguistique" ?


La Psychodramaturgie Linguistique (PDL) doit son nom à deux sources qui lui confèrent sa spécificité:
- le psychodrame auquel elle emprunte certaines techniques (double, miroir, renversement de rôle) et certains fondements (les principes de la spontanéité créatrice, less concept de rencontre et d'action, qui ont conduit à la création d'une "Pédagogie de la relation et de la rencontre)
- la dramaturgie à laquelle elle emprunte le concept de forces dramaturgiques qui intervient dans la construction des exercices et le choix des textes, l'utilisation de masques pendant les premiers jours de l'apprentissage pour faciliter la concentration et la perception précise des particularités prosodiques et articulatoires de la langue cible, ainsi que certains exercices d'échauffement et d'expression issus de la formation d'acteurs.

Nous ne faisons ni psychodrame ni théâtre, nous avons adopté certains concepts et certaines techniques que nous avons adaptés à l'enseignement des langues.

Pour plus de précisions sur les sources de la psychodramaturgie voir:



Une pédagogie psychodramatique


J. L. Moreno a développé le jeu de rôle dans les années trente, son influence sur la pédagogie des langues n'est donc pas nouvelle, même si le jeu de rôle morénien a été trop souvent appauvri dans sa traduction pédagogique.

La Psychodramaturgie Linguistique repose sur des notions essentielles du psychodrame : les notions de rencontre, d'action, de jeu, de spontanéité créatrice.


no data La rencontre est un des thèmes fondamentaux du psychodrame tel que l'a conçu J. L. Moreno dès le début de son activité psychodramatique. Le titre d'un de ses premiers ouvrages s'intitule "Invitation à la rencontre". (J. L. Moreno: Einladung zu einer Begegnung. Wien: Anzengruber Verlag 1914). En psychodramaturgie linguistique la rencontre est facilitée par les exercices et les processus d'apprentissage proposés aux participants qui entrent directement en relation entre eux à travers les activités proposées. C'est pourquoi nous considérons la psychodramaturgie comme une Pédagogie de la rencontre.


no data "Drama" signifie étymologiquement "action". C'est en communiquant en action et donc en situation, en interaction et en relation que les participants acquièrent de manière concrète la langue étrangère. Au lieu de parler "sur" (sur les textes, la langue, les faits, les personnes) la PDL accorde la priorité au parler "à" (à l'autre et aux autres). La réflexion accompagne l'action, naît de l'action ou se greffe sur elle.


no data Au concept d'action est associé celui de jeu. Le jeu en particulier par l'intégration de l'imaginaire à une fonction protectrice et une fonction stimulante. Il permet d'adopter de nouvelles attitudes, d'expérimenter dans une cadre protégé de nouveaux comportements ou de donner "de nouvelles réponses à des situations anciennes" (définition de la spontanéité selon Moreno) et ainsi d'élargir ses possibilités d'expression.


no data Les exercices de Psychodramaturgie reposent, entre autres, sur la conception morénienne de la spontanéité-créatrice (cf. Moreno J.L. : Fondements de la sociométrie. Paris, PUF, 19702, pp. 17-41, 392-402). Des exercices d'échauffement préparent aux exercices principaux, stimulant la spontanéité et activant la créativité, ainsi que par là même le désir d'expression des participants. Des exercices intermédiaires offrent une alternance entre exercices individuels et exercices de groupe et contribuent au développement de compétences nécessaires à l’apprentissage d’une langue étrangère.


no data Le mode de conduite des groupes est également influencé en psychodramaturgie par le psychodrame morénien : l'animatrice propose une activité-cadre au groupe et adapte celle-ci en fonction de l'action du groupe. Elle accompagne et soutient les participants dans leur expression. Elle conjugue la verticalité de sa fonction directrice avec l'horizontalité de sa fonction de soutien. A la relation hiérarchique, qui marque souvent l'enseignement traditionnel, vient se substituer une relation empathique.


Une pédagogie dramaturgique


Certains principes dramaturgiques interviennent dans le choix et la mise en place des activités, des thèmes, des textes et des documents iconographiques :


no data Le principe des forces dramaturgiques: La rencontre de forces antagonistes, différenciées ou de soutien contribuent au dynamisme de la situation


no data Le principe de résonance : la situation et la thématique interpellent les participants ou reflètent symboliquement la vie du groupe


no data La prise en compte des relations micro-macrocosmiques : la situation présentée dans le groupe (la situation microcosmique de la salle de classe) est en relation de manière directe ou symbolique avec le monde extérieur


no data La Psychodramaturgie fait également appel à certaines formes d'expression dramaturgique (théâtre-forum, tableaux vivants, sculptures...)


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Les sous-groupes, en position de doubles,
soutiennent les protagonistes


no data Lors des quatre premiers jours elle a également recours à des masques neutres qui ont, entre autres, une fonction protectrice. Les masques "aveugles" favorisent la concentration des participants sur la langue étrangère, sur la voix de l'animatrice, sur leur propre voix et leur permettent ainsi de percevoir de manière nuancée les caractéristiques prosodiques et les particularités segmentales (sons) de la langue cible en favorisant une écoute précise de la voix de l'animatrice et de leur propre voix


no data La création d'un espace intermédiaire (cf. D. W. Winnicott: Jeu et réalité. L’espace potentiel. Gallimard 1975), symboliquement signifiant pour le groupe, qui permet aux participants de se rencontrer avec leur réel et leur imaginaire dans la diversité de leurs personnalités et de leurs rôles. Cet espace privilégié permet à l'imaginaire de se développer et offre en même temps aux participants un espace protecteur


Une pédagogie de la relation


Autonomie et interdépendance


Les membres du groupe sont considérés comme participants (ils participent directement à leur apprentissage et à la vie du groupe) et non comme apprenants (terme qui correspond à une conception fonctionnelle centrée sur un objectif: apprendre).

Les participants sont à travers le processus d'apprentissage en relation avec eux-mêmes, l'autre, les autres, le groupe et leur environnement. Il ne s'agit pas seulement de contribuer au développement de leur autonomie, mais aussi de stimuler leur sens de la solidarité et de la coresponsabilité, donc de prendre en considération l'interdépendance de tout individu dans un groupe ou une société.

Le mode de relation entre animatrice et participants est lui même inspiré de l'esprit psychodramatique, à la relation hiérarchique qui marque souvent l'enseignement traditionnel vient se substituer une relation empathique. L'animatrice a une fonction structurante mais elle est en même temps à travers sa fonction de soutien au service des participants et du groupe.


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Rencontre avec le soutien du groupe


Une approche holistique de l’apprentissage


La Psychodramaturgie s'adresse au participant sur le plan physique, affectif, intellectuel, dans sa dimension sociale et spirituelle :


no data De nombreux exercices de Psychodramaturgie sensibilisent les participants à la fonction du corps dans la parole et dans l'acquisition de la langue étrangère (gestes spécifiques pour faciliter la production de sons propres à la langue étrangère, poèmes accompagnés de mouvements, échauffements de certains exercices commençant par des mouvements ou des attitudes corporelles avant de faire appel à la parole...). Comme les cours ont lieu, en général, sans tables, le corps dispose de plus de liberté de mouvements et les participants peuvent déterminer plus facilement leur espace et leur distance par rapport aux autres membres du groupe.


no data Les participants s'exprimant en tant que personnes dans la langue étrangère avec leurs besoins, leurs désirs, leurs attentes et leurs espoirs, l'affectivité accompagne et stimule automatiquement leur expression.


no data L'intellect accompagne continuellement l'acquisition et l'observation de la langue. Il est directement engagé dans la phase de réflexion (voir ci-dessous la phase 5 du schéma "Procédure d'apprentissage").


no data Les participants sont également interpellés dans leur dimension sociale, car un grand nombre d'exercices permettent de développer l'écoute de soi et de l'autre, ainsi que l'empathie et la solidarité. D'autres exercices stimulent la collaboration dans le groupe et le soutien des participants entre eux.


no data Les participants sont également intégrés dans leur dimension spirituelle en raison de la conception de l'homme, de la vie de la communication et de la relation qui sous-tend la signification symbolique que peuvent avoir pour eux certaines activités et de l'implication de leur imaginaire.


Ces cinq plans s'influencent et s'interpénètrent.


Un apprentissage individuel en groupe


Chacun est sa propre référence.


La PDL repose sur une conception de l’homme qui considère chaque participant comme un être unique engagé dans un continuel processus d'évolution et d'individuation (au sens jungien du terme). Cela signifie donc sur le plan pédagogique que chacun suit son rythme, sa progression et son chemin dans l’apprentissage de la langue étrangère. La PDL prend en considération chez les participants la diversité de leurs connaissances de la langue étrangère et respecte leur différence de rythme d'acquisition lors de l'apprentissage, il n’y a pas recherche d’uniformisation de l'apprentissage.

Toute uniformisation de l’apprentissage repose sur une illusion méthodologique, car tout apprentissage est, par nature, individuel. C’est en suivant son propre rythme que chacun avance le mieux. La PDL propose donc des activités qui permettent à chaque participant de suivre son rythme personnel d’apprentissage. Elle se conçoit comme une pédagogie de la proposition et elle se distance par là même d'une pédagogie de l'imposition. Elle rencontre les participants et le groupe là où ils sont, elle ne les projette pas dans des besoins hypothétiques futurs (ceux-ci sont abordés de manière spécifique au stade II de l'apprentissage dans le cas d'entraînement à des objectifs personnels ou professionnels précis, mais là encore les stratégies développées sont orientées vers les participants et le groupe.).

L'accès à la langue étrangère est amorcé par un travail individualisé sur mesure. Au début de l’apprentissage, les participants sont à l’origine de la langue qui leur est proposée ou qu’ils emploient. L’animatrice leur vient en aide grâce à des techniques de soutien (double, miroir, recharge...), qui lui permettent de répondre à leurs besoins au fur et à mesure qu'ils apparaissent. Chacun acquiert donc progressivement une expression qui lui est propre dans la langue étrangère. La langue prend donc sa source et trouve vie dans le groupe en présence.

La connaissance de la langue étrangère se développe ainsi dans un mouvement spiroïdal progressif imprimé par la séquence qui permet une reprise du matériau linguistique nouveau pour mieux en assurer l'acquisition ainsi qu'un nouvel élargissement des moyens d'expression des participants. Les techniques de reprise de la situation ou de l’activité proposée contribuent également à cette progression spiroïdale dans la langue étrangère (cf. l'étape 4 du schéma ci-dessous). La Psychodramaturgie évite ainsi la progression linéaire qu'ont connue certaines approches communicatives et favorise "le changement dans la continuité".


C’est en suivant son propre chemin à son rythme dans la langue étrangère que chacun acquiert le mieux celle-ci.


Les objectifs linguistiques ou comportementaux présentés dans le schéma ci-dessus (Conception de l'apprentissage en PDL) constituent une orientation, ils sont subordonnés aux besoins et au rythme d’apprentissage des participants et du groupe. L'ici et maintenant a donc une place prépondérante englobant en même temps l'individu comme porteur d'un passé-présent et comme étant en projet dans son présent-futur en tant qu'être de désir. La PDL développe une pédagogie du présent et de la présence.

La Psychodramaturgie Linguistique peut être considérée comme une Pédagogie du Chemin; elle se distingue par là même d’une Pédagogie de l’Objectif qui impose l’apprentissage d’un savoir en fonction de critères de performance extérieurs au groupe. A la notion de programme, la Psychodramaturgie substitue celle de propositions, qui s’adapte et évolue en fonction des réactions et des besoins des participants. L’apprentissage de la langue étrangère est considéré comme un processus individuel en groupe.


La PDL est également orientée vers le groupe et suit, entre autres, une progression relationnelle.
Après une entrée individuelle pendant les quatre premiers jours d'un cours intensif, les participants rencontrent progressivement un autre participant,puis plusieurs (techniques de glissement) pour aboutir à des activités dans lesquelles tout le groupe est engagé directement dans l'action.
Les protagonistes sont soutenus au début de l'apprentissage par l'animatrice, mais plus ils avancent dans la langue, plus les autres participants jouent un rôle de soutien. La PDL essaie de ne pas développer seulement l'autonomie des participants, mais également leur sens de la solidarité. Les différences de compétence sont positivement utilisées.





Quels avantages offre la Psychodramaturgie ?


Comme nous travaillons depuis maintenant plus de trente ans avec la PDL, il nous semble utile de mettre en relief certains éléments qui ont déterminé notre choix et qui constituent les avantages de ce type d’approche :


no data Les participants s’approprient plus facilement la langue étrangère car elle est vécue directement (au lieu d’être essentiellement apprise) et elle correspond à leurs besoins, leurs désirs, leurs intérêts, leur réflexion. Ils sont à l'origine de la langue qui circule dans le groupe, ce qui renforce leur relation à celle-ci.


no data L'emploi de la langue est personnalisé et donc plus dynamique et plus libre, car elle est moyen d’expression, de communication et de relation entre les participants (au lieu d’être avant tout objectif d’enseignement). La langue est vivante et authentique.


no data Il naît ainsi une unité entre les locuteurs et leur parole. Cette unité locuteur-parole a un impact positif sur l’intérêt des participants à ce qui est dit (la parole est signifiante pour les locuteurs et les autres membres du groupe), sur l’écoute (écouter l’autre, quand on ne sait pas ce qu'il va dire présente un intérêt), la rétention mémorielle (on retient mieux ce qui nous parle), sur la motivation (l’envie de mieux maîtriser cette langue croît). De plus elle réduit la seconde aliénation dont nous parlions plus haut.


no data La langue est plus facilement intégrée, car elle répond aux besoins d’expression des participants. Elle leur parle.


no data Les activités présentent un double intérêt, non seulement un intérêt linguistique mais un intérêt personnel, ce qui augmente la motivation des participants.


no data Le désir d’expression des participants se trouve stimulé par ces activités, ce qui contribue à la dynamique du groupe.


no data Certaines attitudes, aptitudes et comportements nécessaires à l'apprentissage d'une langue sont développés à travers des exercices spécifiques qui facilitent l'acquisition de la langue étrangère.


no data La spontanéité et la créativité des participants sont renforcées par ces activités. Ils apprennent à utiliser la langue de manière flexible et établissent souvent un contact ludique avec elle.


no data Les capacités de communication des participants sont élargies grâce à la diversité des exercices proposées.


no data Les techniques de la séquence verbale, de recharge et de reprise favorisent également un emploi flexible de la langue et renforcent la fluidité des participants dans la langue étrangère.


no data En raison de l’importance accordée dès le début de l’apprentissage à la prononciation de cette langue, celle-ci devient plus familière, ce qui réduit les difficultés à la parler. Ils peuvent entrer en résonance avec cette langue et donc mieux l’intégrer.


no data Un grand nombre d’exercices permettent de développer une relation positive avec la langue étrangère, ce qui réduit les barrières liées à l'apprentissage d'une langue étrangère. Les participants éprouventr du plaisir à parler cette langue et se sentent plus facilement à l'aise dans celle-ci.


no data La confiance des participants en eux-mêmes augmente en raison de l’atmosphère qui règne dans les cours, de la relation empathique qu’établit l’animatrice avec les participants, de sa fonction de soutien, de son attitude face à l’erreur, du respect du rythme d’apprentissage de chacun ainsi que de l’esprit de coopération qui se développe dans le groupe. Ils apprennent à s’aventurer sans crainte dans la langue étrangère et à prendre des risques.


no data Une relation cordiale s’établit, en général, entre les participants à travers la langue étrangère, car ils peuvent se rencontrer de diverses manières à travers cette langue. De plus les activités qui font appel à l’imaginaire leur permettent de développer d’autres formes de contact entre eux.


no data La langue étant acquise en s'exprimant et en communiquant directement, son réemploi à l’extérieur est facilité, car il y a correspondance entre son utilisation ou sa fonction lors de son apprentissage et dans la vie courante. Nous avons ce qui est appelé en neurosciences un « effet de contexte ».





... Une approche en continuelle évolution


"Work in progress."
James Joyce



C'est un vaste champ d'action qui s'est ouvert à nous depuis trente ans. En cohérence avec les fondements théoriques de la Psychodramaturgie, nous développons continuellement de nouveaux exercices et de nouvelles techniques. Nous précisons et approfondissons progressivement ses fondements théoriques.

Nous améliorons également régulièrement la formation d'animateurs et d'animatrices en Psychodramaturgie pour répondre aux exigences de sa pratique.

L'utilisation et l'application de la Psychodramaturgie s'élargit et se diversifie également grâce à l'engagement de certaines animatrices. Alors qu'elle a été développée au départ pour l'enseignement des langues étrangères aux adultes, elle est utilisée maintenant avec les jeunes enfants et les adolescents, conçue pour être utilisée en groupe, elle est employée de plus en plus en cours individuels (monodramaturgie).

Après une longue phase de développement, la PDL rencontre de plus en plus d'échos dans divers pays européens. En 2007, un groupe de formateurs de PDL a créé l'Internationaler PDL-Verband (l'Association Internationale de PDL)pour contribuer à faire connaître la PDL et informer sur les formations ou cours proposés. En 2008 a eu lieu à Mayence le premier congrès de PDL.

La Psychodramaturgie constitue à la fois un perpétuel défi, en raison du potentiel de développement qu'elle révèle progressivement, et une continuelle invitation à voyager sur d'autres rives de la pédagogie.


Liens


Vous trouvez sur ce site d'autres informations pour mieux comprendre les fondements de la PDL :




Il est certes difficile de s'imaginer le déroulement d'un cours de PDL sans vivre directement cette approche à travers l'apprentissage d'une langue qui vous est étrangère, mais la description proposées par le lien ci-dessous peut vous aider à en comprendre partiellement le déroulement:



Pour approfondir les fondements de la Psychodramaturgie et pour mieux comprendre sa pratique, nous vous conseillons de consulter les ouvrages publiés par Bernard Dufeu :



© Bernard Dufeu, 2001

Première publication: 2001
Dernière mise à jour : 25.05.2011